Participation aux Expositions – Partage d’expériences à Libreville

Entretien avec Nina Abouna (Gabon), Patrice Nimi (Angola), Tiranké Virginie Keita Kabassan (Guinée) et Noboyuki Ariyama (Expo 2025 Osaka Kansai)

Participation aux Expositions – Partage d’expériences à Libreville

Bureau International des Expositions

Du 13 au 15 février dernier, la première session multilatérale du Programme de Renforcement des Capacités, organisée par le Bureau International des Expositions (BIE) en partenariat avec le Gouvernement du Gabon, s'est tenue à Libreville. Au cours de cet événement, Nina Abouna (Gabon), Patrice Nimi (Angola), Tiranké Virginie Keita Kabassan (Guinée) et Noboyuki Ariyama (Expo 2025 Osaka Kansai) ont partagé avec le BIE, leurs points de vue et enseignements. Ces discussions, à un peu plus d'un an de la prochaine Exposition Universelle, Expo 2025 Osaka Kansai, offrent des perspectives pratiques et des retours d'expérience sur les défis associés à la participation aux Expositions.

Pourquoi le Gabon a-t-il souhaité accueillir la première session multilatérale du Programme de Renforcement des Capacités du BIE ?

Nina Abouna : Il était important pour le Gabon de collaborer avec le Bureau International des Expositions (BIE) pour organiser la première session multilatérale du Programme de Renforcement des Capacités à Libreville. Cette initiative vise à sensibiliser les pays participants sur les moyens d'optimiser leur participation aux Expositions Internationales, qu'elles soient Universelles ou Spécialisées. L'objectif de cette session est également de fournir aux participants des informations approfondies sur le processus de candidature et les aspects pratiques de l'organisation d'une Exposition Internationale.

Pour le Gabon, accueillir ce premier Programme de Renforcement des Capacités constituait une occasion supplémentaire de démontrer l'engagement du pays en faveur du dialogue universel, en mettant en lumière les thèmes abordés et débattus lors des Expositions Internationales organisées sous l'égide du BIE. En organisant cette première session, le Gabon a eu également l’opportunité de mettre en avant son leadership dans ces domaines, ainsi que son expertise dans l’organisation d’événements internationaux.

« Pour le Gabon, accueillir ce premier Programme de Renforcement des Capacités constituait une occasion supplémentaire de démontrer l'engagement du pays en faveur du dialogue universel »

Selon vous, en quoi l'échange d'expériences permet-il de renforcer la contribution d’un pays aux Expositions ?

Nina Abouna : Ce programme revêt une importance capitale pour les pays participants, car il offre une plateforme d'échanges essentiels sur la préparation et la participation nationale aux Expositions Internationales. Les discussions englobent différents aspects, tels que le choix du sous-thème, la structuration et la scénographie des pavillons nationaux, ainsi que le suivi avant, pendant, et après l'Exposition. Les participants abordent également des aspects stratégiques tels que la création de partenariats B2B et d’accords intergouvernementaux.

L'objectif est de maximiser l'impact des participations aux Expositions Internationales, en veillant à ce qu'elles contribuent de manière significative au développement du pays participant. De plus, pour les pays souhaitant organiser une Exposition, le programme offre des conseils sur la structuration des candidatures, la sélection de thèmes universellement pertinents, et la rédaction des dossiers à soumettre au BIE. C’est un enjeu majeur pour nous de pouvoir prendre part à ce programme de Renforcement des Capacités, qui nous l’espérons, sera pérennisé, afin que cette session ne soit pas une première expérience mais devienne un processus établi. Tous les pays du monde pourront ainsi être au même niveau dans le cadre de leur participation aux Expositions régies par le Bureau International des Expositions (BIE).

 

Pour un pays comme l’Angola, quel est selon vous l’utilité d’une telle initiative ?

Patrice Nimi : Participant de longue date aux Expositions, l'Angola peut s'enorgueillir d’avoir été récompensé pour la qualité de ses pavillons, comme ce fut le cas lors de l'Exposition Universelle 2015 à Milan. Notre objectif est de constamment nous perfectionner et de consolider notre présence aux Expositions. Nous espérons également que notre expérience inspire d'autres pays notamment d’Afrique.

Cette première session multilatérale du Programme de Renforcement des Capacités est selon moi une très bonne idée parce qu’elle peut permettre non seulement d’améliorer la proximité entre les pays participants, comme ici, au sein des pays d’Afrique, mais aussi de donner des idées pour améliorer la participation. Elle constitue alors une opportunité importante pour partager notre expérience et pour contribuer à renforcer la qualité de la contribution de tous les participants lors des prochaines Expositions.

J'espère sincèrement que ces sessions ne se limiteront pas à cette première expérience, et que d'autres suivront pour continuer à améliorer notre engagement et notre représentation lors des Expositions à venir.

« Notre objectif est de constamment nous perfectionner et de consolider notre présence aux Expositions »

Après cette session, comment percevez-vous l'évolution du rôle de la Guinée aux Expositions à l'avenir ?

Tiranké Virginie Keita Kabassan : Le Programme de Renforcement des Capacités nous a offert des informations détaillées sur les coulisses de l’organisation des Expositions. La participation, au sein de ce programme, des organisateurs des prochaines Expositions, notamment de l'Exposition Universelle Expo 2025 Osaka Kansai, nous a par ailleurs permis d’avoir plus de clarifications.

La Guinée et les pays d’Afrique en général occupent une position de plus en plus significative et visible lors des Expositions Internationales. La récente participation de la Guinée à l'Exposition Universelle 2020 à Dubai, a été remarquée et récompensée par un prix d'Argent. Cette implication croissante offre à notre pays une opportunité de gagner en visibilité sur la scène internationale, de redéfinir et d'améliorer son image tout en présentant notre culture et notre identité au monde. Elle nous permet de créer et de renforcer des liens avec d’autres pays. À travers cette participation, des portes sont ouvertes pour des relations économiques, politiques, diplomatiques, culturelles et sociales, constituant une expérience véritablement enrichissante.

« La participation, au sein de ce programme, des organisateurs des prochaines Expositions nous a permis d’avoir plus de clarifications »

En tant que représentant de la prochaine Exposition Universelle, comment évaluez-vous cette première session multilatérale du Programme de Renforcement des Capacités en vue de l’Expo 2025 Osaka Kansai ?

Noboyuki Ariyama : Lors de ma présentation au Programme de Renforcement des Capacités, j'ai mis en lumière l'importance cruciale du dialogue entre les participants et les organisateurs pour une meilleure compréhension et mise en œuvre du thème principal et des sous-thèmes d’une Exposition. Encourager ces échanges est essentiel pour renforcer la collaboration et les partenariats. En tant qu'organisateurs d'Expo 2025 Osaka Kansai, nous nous engageons fermement à maintenir ce dialogue ouvert avec tous les participants.

« Ce programme nous a permis de discuter en détail des points spécifiques et d'approfondir notre compréhension des perspectives et des attentes de chacun »

Ce programme s'est avéré extrêmement utile, car il nous a permis de discuter en détail des points spécifiques et d'approfondir notre compréhension des perspectives et des attentes de chacun. La tenue de cette première session multilatérale a été une opportunité exceptionnelle, me permettant de dialoguer directement avec des représentants de nombreux pays, en particulier d’Afrique francophone. Pour nous, au nom de l’Association Japonaise pour l'Exposition Universelle 2025, ce programme était une bonne opportunité pour parler ensemble et considérer ensemble les enjeux en cours.

 

La première session multilatérale du Programme de Renforcement des Capacités a réuni des représentants de 12 pays d'Afrique du 13 au 15 février 2024.

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