Le BIE ne finance pas les Expos. Son travail est de réglementer les Expos et de conseiller et d'orienter au mieux les organisateurs des Expos, les participants et les candidats à une futures Expos afin d'assurer le succès de ces grands événements.

Les Expositions Internationales sont financées en grande partie par le gouvernement hôte. Les sponsors participent depuis peu au financement des expositions.

Le coût d'une Expos doit toujours être évalué en considérant le court et le long terme.

Le coût peut être un frein à l'organisation d'une exposition internationale Universelle pour certains pays mais la catégorie des expositions internationales à caractère plus spécialisé (les expositions reconnues) est une véritable opportunité pour tous.

Le coût moyen d'une participation ne peut être calculé de manière globale. Chaque pays décide d'investir selon ses moyens.

Certains décident de construire des pavillons (Exposition Internationale Enregistrée), d'autres ayant des moyens différents choisissent la solution de la location de module.

Le coût des expositions n'est pas un frein à la participation car les organisateurs proposent souvent des aides et arrangements notamment au pays en voie de développement.

Les Expos son nées comme des projets où la composante financière et commerciale a été bien présente et même décisive. Nous avons, par exemple, les données de l'exposition de Londres de 1851 qui a coûté 336 mille livres mais a rapporté aux organisateurs 522 mille livres.

Avec le temps, cette comptabilité est devenue de plus en plus difficile bien que normalement les coûts opérationnels soient couverts par les revenus de l'Expo. Mais l'Expo exige aussi un financement complexe avec des fonds qui proviennent de l'Etat, des autorités locales et du secteur privé. Ces fonds, souvent, ne sont pas liés directement avec l'aménagement du site de la future EXPO mais avec les infrastructures de la ville ou de la région.

On estime que le budget final de l'EXPO 2010 de Shanghai a été supérieur à celui des JO de Pékin en 2008 mais personne ne considère les pertes car l'effet positif pour l'aménagement de la ville, l'amélioration de la qualité de vie des citoyens et la revalorisation foncière du site est énorme et impossible à calculer. Enfin, les retombées des Expos sont durables dans le temps et ne sont pas toujours exprimées en valeur monétaire.

A titre d'exemple, l'exposition de Paris 1889 a non seuleument reçu un profit de 7,5 millions de francs mais continue indirectement, grâce à la Tour Eiffel, à avoir des retombées extrêmement importantes.