Angola

La production agricole en Angola a beaucoup souffert de la Guerre Civile qui a duré 27 ans et prit fin en 2002. Durant la guerre, les taux de production de nourriture ont beaucoup souffert, les systèmes d'irrigation et les infrastructures ont été détruits et l'accès aux marchés était difficile. Aujourd'hui, l'agriculture est un élément clé du plan de diversification du pays (l'Angola est très dépendant de ses exportations de pétrole). Grâce à un climat favorable, une terre fertile et seulement 10% de terres cultivables utilisées, l'agriculture a un grand potentiel de développement.

Mme Assis Africano, commissaire général du Pavillon de l'Angola à Expo 2015 nous parle du nouveau visage de l'Angola et de la façon dont il sera présenté à Milan.

BIE: Le thème que vous avez choisi est "Alimentation et Culture: l'éducation pour l'innovation", pourriez-vous nous l'expliquer en quelques mots?

Mme Assis Africano: Notre objectif est de présenter la diversité culturelle de la cuisine angolaise ainsi que les traditions associées et de mettre en avant les outils que les générations futures pourront utiliser pour un mode de vie durable et sain.

Grâce au slogan «L'éducation pour l'innovation", nous allons montrer notre vision de l'avenir. Nous entendons par "éducation" la création d'une nouvelle prise de conscience sur le thème de la nutrition. Nous allons présenter les nombreux efforts déployés par le gouvernement en matière de sensibilisation, que ce soit dans les médias ou dans les écoles, et l'introduction de nouvelles réglementations et normes pour les produits alimentaires. «Innovation» signifie mettre en pratique cette nouvelle conscience en identifiant d'une part les meilleures pratiques parmi nos traditions culinaires séculaires et d'autre part, développer de nouvelles technologies.

L'agriculture est une partie importante du plan de diversification de l'Angola. Quels projets ont été développés pour mettre en œuvre cette stratégie?

La stratégie de diversification menée par le gouvernement angolais vise à stimuler l'emploi et les revenus, stabiliser la population dans les zones rurales, et lutter contre la faim et la pauvreté.

Notre plan de développement national pour 2013-2017 a pour mission d'assurer la sécurité alimentaire et le développement durable de l'agriculture dans le but de devenir un pays autosuffisant et exportateur de produits agricoles, comme nous l'étions dans le passé.

Les projets que nous avons développé pour transformer durablement l'agriculture sont financés par les banques de développement telles que la BDA - Banque de Développement Angolaise et des programmes de micro-crédit dans d'autres banques commerciales. Parmi les projets mis en oeuvre, il y a un programme de développement de l'agriculture familiale, un programme national pour la sécurité alimentaire, la promotion des exploitations agricoles et agro-industrielles de grande taille ou encore un programme de redressement et de développement du café.

Pourriez-vous nous parler du design du pavillon et de l'expérience visiteur?
Le pavillon angolais a été conçu de façon holistique. Le design est inspiré de l'architecture moderne tropicale. À l'extérieur et sur le toit, les visiteurs pourront se détendre dans des jardins ouverts. À l'intérieur, le pavillon sera organisé autour d'un baobab technologique. Le Baobab est un arbre très important dans la culture africaine. L'exposition se développera sur trois étages avec des installations sonores et interactives, de la réalité augmentée et des activités de divertissement pour adultes et enfants.

L'Angola accueillera également plusieurs événements à l'intérieur et à l'extérieur du pavillon avec la participation de chanteurs, danseurs, artistes, et de nombreux intervenants.
Les visiteurs pourront également déguster des plats angolais dans les deux restaurants du pavillon, y compris un restaurant de « fusion food », ainsi qu'acheter des produits dans un bazar.

Après des années de guerre, l'Angola et son économie sont en reconstruction. Quelle image du pays voulez-vous laisser dans l'esprit des visiteurs?

Nous ne voulons pas montrer une image irréaliste du pays, ni induire en erreur nos visiteurs. Nous avons l'intention de montrer notre réalité: un nouvel Angola, reconstruit par les efforts de ceux qui ont souffert des horreurs de la guerre, qui respectent la paix, la soutiennent, et la gardent dans leur cœur.

Dans ce nouvel Angola, nous avons réussi à construire des milliers de kilomètres de routes afin de relier l'ensemble du pays, du nord au sud et d'est en ouest. Nous avons créé des hôpitaux, réhabilité des écoles, des bibliothèques, des universités, des logements pour la classe moyenne et des logements sociaux pour les classes plus pauvres. L'agriculture se développe et de nouveaux pôles industriels ont été crées.

Malgré le fait qu'il existe encore des contraintes, notre économie continue à croître très rapidement et c'est l'une des meilleures sur le Continent africain. C'est cet nouvel Angola qui cherche à offrir une meilleure qualité de vie à ses citoyens que nous voulons montrer dans notre pavillon à l'Expo Milano 2015.

Voyez-vous l'Expo de Milan comme un endroit intéressant pour partager les meilleures pratiques avec d'autres pays dans le domaine de la nutrition et de la production alimentaire?

L'Expo Milano 2015, à notre avis, sera une scène inoubliable pour partager son expérience et acquérir de nouvelles connaissances pour le bien de l'humanité. Le thème «Nourrir la planète, énergie pour la vie », est un sujet délicat pour le monde entier, et en particulier pour l'Afrique.
L'Angola estime qu'un tel échange culturel ne peut que contribuer à aider la lutte contre les problèmes de nutrition qui affligent encore notre continent. Nous pensons qu'une fois l'événement fini, il serait intéressant de faire ressortir des lignes directrices pour le futur concernant les méthodes et les technologies à mettre en place pour améliorer la situation de la nutrition sur notre planète.

Pour en savoir plus sur le pavillon angolais, rendez-vous sur le site officiel