Quatre visions d’Exposition Universelle présentées aux Délégués du BIE

Chaque candidat à l’organisation de l’Exposition Universelle 2025 - le Japon (Osaka), la Russie (Ekaterinburg), l’Azerbaïdjan (Bakou) et la France (le Grand Paris) - a présenté sa vision de son projet d’Exposition Universelle, lors de la 162e Assemblée Générale du Bureau International des Expositions (BIE), le 15 novembre dernier.

Il s’agissait des premières présentations aux Délégués des Etats Membres du BIE depuis le dépôt, fin septembre 2017, des dossiers de candidature qui présentaient en détail chacun des projets. Début 2018 débuteront les Missions d’Enquête dans chaque pays candidat afin d’examiner chaque candidature. Les candidats auront encore la possibilité d’effectuer deux autres présentations devant les Délégués, une en juin 2018 et l’autre en novembre 2018, date à laquelle aura lieu l’élection du pays hôte de l’Exposition Universelle 2025 à l’occasion de la 164e Assemblée Générale du BIE. 

Osaka, Japon

La candidature du Japon fut présentée par Mme Chieko Fujita de l’entreprise sociale POLY-GLU, par M. Joachim Rutayisire, entrepreneur rwandais résident à Osaka, et par le Maire d’Osaka, M. Hirofumi Yoshimura.

 

Une vidéo donna un aperçu du site futuriste situé sur l’Île de Yumeshima, site proposé pour l’Expo 2025 Osaka. Le Premier Ministre japonais M. Shinzo Abe y exprimait également sa foi en ce projet et mettait en avant le rôle de la technologie et de l’expertise japonaises en matière de développement à l’échelle mondiale.

Mme Chieko Fujita de l’entreprise sociale POLY-GLU 

Faisant écho au thème, « Concevoir la Société du Futur, imaginer notre vie de Demain », Mme Fujita souligna le fort potentiel que celui-ci aurait afin d’atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations-Unies et a rappelé l’importance de la coopération et de la co-création afin d’améliorer la qualité de vie dans le monde.

M. Rutayisire a ensuite informé les Délégués que « la Région d’Osaka-Kansai était le meilleur endroit pour œuvrer ensemble à un futur meilleur, dans le respect des valeurs et cultures de chacun » et que grâce aux compétences et technologies acquises à Osaka, il s’engageait à promouvoir le développement dans son pays, le Rwanda.

Ekaterinburg, Russie

Quatre intervenants ont présenté la candidature de la Russie ; le Journaliste Vladimir Pozner, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Denis Manturov, la Fondatrice de l’Ecole de Ballet National Russe, Ilze Liepa, et la Directrice du Comité de Candidature, Svetlana Sagaydak.

 

Mettant en avant les caractéristiques d’Ekaterinburg, « une ville moderne et dynamique », l’une des plateformes culturelles et éducatives de Russie, M. Manturov a souligné la capacité de la ville à organiser un évènement tel qu’une Exposition Universelle.

La Directrice du Comité de Candidature, Svetlana Sagaydak 

Ekaterinburg « rêve d’accueillir l’Expo », a ajouté Mme Liepa, alors que M. Pozner soulignait qu’accueillir une Exposition était « une question d’honneur national » pour la Russie.

Avec un site qui serait un « prototype du monde du futur », l’Expo 2025 à Ekaterinburg présenterait des technologies qui « serviraient l’unique but du bien-être de l’humanité ». Rappelant le thème proposé « Changer le Monde : Innovations et Meilleure Vie pour les Générations Futures », Mme Sagaydak a mis l’accent sur l’importance de la technologie en tant que source d’innovation, dans l’objectif d’unir et de simplifier la vie.

Bakou, Azerbaïdjan

La candidature de l’Azerbaïdjan fut présentée par une Délégation composée du Ministre des Finances et Président du Comité de Candidature de Bakou Expo 2025, M. Samir Sharifov, de la Directrice des Relations Internationales du Comité de Candidature, Dr. Maryam Garfarzada, et du chef de la taskforce Expo 2025 Bakou, M. Elchin Amirbayov.

La vision de l’Azerbaïdjan pour le site de l’Expo 2025, situé entre deux zones périphériques de Bakou en pleine croissance, fut alors présentée. Ce site en forme d’étoile à huit branches « serait transformé en une prolongation majeure de la ville disposant d’un système d’infrastructures de transport totalement intégré » indiqua M. Amirbayov.

La Directrice des Relations Internationales du Comité de Candidature, Dr. Maryam Garfarzada

En écho au thème proposé « Développement du Capital Humain, Construction d’un Avenir Meilleur », Dr. Garfarzada indiquait que l’Exposition porterait sur les individus, moteurs des économies, des communautés et de la créativité, ajoutant qu’il était essentiel de « regarder au-delà de la technologie ». Avec ses trois sous-thèmes– Talent, Vitalité et Réalisation – l’Exposition tendrait à répondre aux questions liées aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, dont la date butoir est fixée pour 2030.

En outre, Expo 2025 Bakou « capturerait la diversité de l’humanité et donnerait à toutes les nations la possibilité de participer » a ajouté M. Sharifov, en soulignant le fait que le projet de candidature bénéficie du soutien de la société civile, de la communauté des affaires et du Gouvernement. 

Grand Paris, France

Le projet de candidature de la France pour l’Expo 2025 fut présenté par un groupe de « jeunes ambassadeurs » internationaux et par M. Cédric Villani, mathématicien et Député français.

 

S’appuyant sur l’intérêt international de la candidature de la France, les jeunes intervenants, venant notamment du Maroc, de la Colombie, des Philippines et de l’Italie, ont exprimé devant les Délégués leur soutien à la candidature de la France, mettant en exergue le rôle des jeunes dans la création du futur.

Les jeunes ambassadeurs de l'Expo 2025 Grand Paris

La vision de la France pour l’Exposition fut présentée à travers une vidéo du site accompagnée d’un message rappelant que l’hospitalité serait la valeur centrale de l’Exposition, illustrée par le thème proposé « La Connaissance à Partager, la Planète à Protéger ». Cette notion fut reprise et développée par M. Villani qui déclara que le choix du site de Saclay, dont il est le représentant, reflétait la construction d’un projet « qui allierait l’émergence du futur liée à la connaissance et la préservation de notre planète fragile ». M. Villani ajouta que ces deux objectifs devraient mutuellement se compléter car « la connaissance et les nouvelles technologies seraient utilisés… afin de permettre de préserver la planète ».