Retour de la Triennale en 2019 : « Broken Nature »

La 22e édition de l’« Exposition des Arts Décoratifs et de l’Architecture Moderne » aura lieu de mars à septembre 2019, ont appris les Délégués des Etats Membres du Bureau International des Expositions (BIE) à l’occasion de la 161e Assemblée Générale de l’Organisation. 

Après une pause de 20 ans, l’ « Exposition des Arts Décoratifs et de l’Architecture Moderne » a rouvert ses portes en 2016 pour sa 21e édition sur le thème : “21ème siècle : Design après Design” et sera de retour en 2019 sur le thème de « Broken Nature », a indiqué Andrea Cancellato, Directeur Général de la Triennale di Milano.

Andrea Cancellato, Directeur-Général de la Triennale di Milano

Cette 22e édition présentera de nouvelles caractéristiques, uniques dans l’histoire de la Triennale ; afin d’accueillir les participants internationaux, de nouveaux pavillons seront construits au sein du parc du Palazzo dell’Arte, centre historique et emblématique de la Triennale, et seront tous directement connectés au bâtiment principal de l’Exposition, a précisé Andrea Cancellato .

Le thème de cette 22e édition, “Broken Nature”, se propose d’examiner l’avenir de l’environnement à travers l’art et l’architecture, un objectif considéré comme « essentiel à notre époque » par la Triennale. 

Paola Antonelli, Conservatrice principale Architecture & Design et Directrice des Recherches et Développement du Musée d’Art Moderne (MoMa) de New York, a été nommée Commissaire Générale de cette prochaine édition de la Triennale.

Paola Antonneli, Commissaire Générale de la XXII Triennale di Milano

Devant l’Assemblée Générale du BIE, elle a ainsi pu développer le thème retenu, qui devra mettre en valeur l’architecture et le design inspirés par la nature et sa capacité d’adaptation et de régénération.

Ce thème permettrait alors aux participants de prendre part à une redéfinition vitale du rôle des designers et du design face au changement climatique et aux inégalités.  Ainsi le « biodesign », le « Hacking Nature » préservant l’efficacité, ou bien l’« ingénierie inversée » minimisant les conséquences des actions des Hommes sur Terre, sont des exemples pouvant servir de base de réflexion sur ce thème.